dimanche 28 novembre 2010

Jeudi 28 Octobre


C’est le grand jour, nous devons partir de notre luxueux appartement payé par la compagnie de Charmant pour nous installer dans notre petit nid douillet. Ce passage d’un côté à l’autre, ne signe pas forcément la fin d’un logement luxueux mais surtout la fin d’un logement relié au monde, comprendre connecté à Internet.

Encore aujourd’hui, je me suis acharnée à savoir si notre appartement était équipé ou pas d’une ligne téléphonique. D’après mes précédentes recherches, l’appartement n’en possède pas, ce qui m’étonne pour un ancien hôtel. Je suis d’autant plus étonnée quand je vois les offres pour les derniers appartements qui servent d’hôtel dans le building, qui eux ont accès à une connexion Internet. Cette connexion est un véritable mystère.

Je décide tout de même de recontacter encore une fois Post Office, qui se partage le marché avec BT (British Telecom), pour être certaine qu’il n’y a pas de ligne téléphonique et pour en même temps faire la demande d’installation. Tout se passe bien, l’opérateur trouve bien l’adresse… mais il ne trouve pas l’appartement en lui-même, il est donc dans l’impossibilité d’enregistrer ma commande pour faire venir un technicien pour qu’il mette en place une ligne. Le problème, c’est qu’aujourd’hui, c’est le dernier jour où je dispose d’un téléphone, donc lorsque l’opérateur me dit qu’il va me rappeler ultérieurement pour voir avec son supérieur pour enregistrer mon adresse avec mon numéro d’appartement, ça part plutôt mal parti. Bref, la mission est donc revenue à Charmant. Il doit regarder ma boite mails pour voir le retour de l’opérateur et ensuite le recontacter pour cette fois ci qu’il puisse enregistrer notre demande. Bref, encore une péripétie qui me prend beaucoup de temps pour peu de résultat au jour le jour.

Une fois, le téléphone raccroché, je décide d’aller faire un premier voyage au nouvel appartement pour apporter une grosse valise pleine. J’en ai deux à porter aujourd’hui. La première est lourde mais j’arrive tout de même à la mener à l’appartement, à tout ranger et à repartir presque aussi vite pour apporter la seconde valise. Ca y est ! avec ces deux allers-retours, j’ai brulé plus de calories que quand je vais à la salle de sport. Je profite de passer à l’appartement pour me renseigner auprès du concierge sur où se trouve la clef de la boite aux lettres. Il m’envoie chez un serrurier du quartier, mais c’est sans succès. Je sens que cette clef de boite aux lettres va encore une fois de plus me faire tourner en bourrique. Surtout que nous en avons vraiment besoin puisque nous allons recevoir pas mal de courrier, notamment dû au changement de noms des différents contrats inhérents à l’appartement. Bref, c’est un problème à régler au plus vite mais qui s’avère compliqué. Enfin, il est clair que je n’ai pas le temps de m’ennuyer et qu’en plus côté « pratique de l’anglais » je suis gâtée.

De retour à la maison, je profite de mes derniers moments Internet pour récupérer les adresses des agences de recrutement pour que je pense aller les visiter la semaine prochaine. Il faut que je commence à tâter le terrain de l’emploi. J’espère que le marché est moins paralysé qu’en France et que je pourrais rapidement trouver un emploi pour rencontrer d’autres personnes, pour améliorer mon anglais, et surtout ce serait une hypocrisie de ne pas l’admettre, de gagner de l’argent pour se construire une vie agréable.

Quelques heures plus tard, Charmant est de retour mais il n’est pas vraiment décidé à partir. Je propose un Mc Do pour tenter de le motiver. Il accepte avec joie mais une fois de retour à la maison, je n’arrive pas à le décrocher de son ordinateur. Il se demande comment il va survivre sans Internet, comment va-t-il faire pour savoir ce qui se passe dans le monde, comment va-t-il suivre l’avancer de ses jeux vidéo ???… il parait désemparé, mais on doit partir.

Il finit par dire au revoir à son ordinateur et nous voilà en route pour notre énième déménagement, celui-ci est le dernier avant au moins huit mois. Nous partons chargés. Même si j’ai déjà fait trois voyages pour amener la plupart de nos affaires, il y en a encore beaucoup à emmener. Bref, nous sommes chargés comme des bourricots, la route nous semble longue mais nous arrivons tout de même à bon port. Une bonne douche s’impose, je déballe les valises et ensuite je tente de faire le lit.

Faire le lit, encore toute une épopée. Je n’arrive pas à mettre le drap du dessous. J’appelle Charmant en renfort, il est déjà penché sur son PC portable à la recherche de réseau Wifi non sécurisé… on ne sait jamais que par magie, il puisse de nouveau avoir Internet J.

Il vient m’aider et là nous n’arrivons toujours pas à mettre en place le drap… je vois bien déjà poindre au creux de vos lèvres un petit sourire moqueur… mais ce n’est vraiment pas marrant ce qui nous arrive. Surtout que nous arrivons à la désagréable conclusion que le drap est trop petit et que les matelas anglais ne sont pas de la même taille que les matelas français, ils sont beaucoup plus grands. Nous nous retrouvons donc avec un lit, on ne peut plus grand pour deux crevettes comme nous, sans drap du dessous. On tentera d’en acheter un ce weekend. Décidément ces anglais ne font rien comme nous. Est-ce nous qui sommes hors-norme ou est-ce que ce sont eux ?

La nuit commence donc déjà mal, mais bon nous nous mettons tout de même au lit. Et là, le cauchemar continue, nous entendons des voix, je me demande bien d’où ça peut venir puisque les nombreuses fois où je suis venue dans l’appartement, j’ai toujours été étonnée par le calme…. Je tends l’oreille, pour vite comprendre que nous entendons les voisins discuter à travers le mur de la chambre. Les chambres sont collées l’une à l’autre. Tout ce que nous espérons c’est que c’est deux personnes ne tardent pas à se coucher, il est déjà minuit passé, et nous aimerions bien dormir.

Après un petit moment, le bruit de la chambre d’à côté s’arrête. Et là, nous sommes abrutis par le réfrigérateur, nous avons l’impression qu’il est toujours en train de refroidir alors qu’il est branché depuis samedi, ce qui fait qu’il a eu largement le temps de se mettre à température. Je décide donc d’aller fermer la porte de la cuisine, mais le bruit persiste.

Je me tourne et me retourne dans le lit, prise d’angoisse sur le possible mauvais choix que j’ai pu faire en louant cet appartement. Et si, nous n’arrivions pas à nous habituer à tous ces bruits…. En train de me lamenter, je suis surprise par des gyrophares d’ambulances et must du must par les avions. Il semblerait que nous soyons gâtés : nous avons une ligne d’avions, plutôt très fréquentée, qui passe au dessus de notre immeuble…. Mes doutes concernant mon petit nid douillet parfait se confirme. Fatiguée, je finis tout de même par m’endormir et je rêve que nous rendons l’appartement pour en trouver un autre… c’est encore le calvaire de la recherche… je ne me souviens pas de la fin du rêve mais bon toute la nuit, je mettais fin au bail de l’appartement.

Charmant a aussi passé une nuit agitée, de son côté, nous étions en colocation (je pense que ça lui ai venu du fait que nous entendions les voisins. Enfin il y a au moins un bon point, c’est que nous ne sommes pas encore assez forts en anglais pour comprendre ce qu’ils racontent, ce qui fait que ça fait juste pour nous un bruit de fond). Revenons à Charmant et son cauchemar. Il était donc en colocation, une chambre avait brulée et il en était arrivé au même point que moi dans son rêve : il cherchait un nouvel appartement.

Après un telle nuit, le réveil fut difficile dans un sens puisque nous n’avons pratiquement pas dormi de la nuit, mais facile d’un autre côté, parce que nous sommes restés éveillés une bonne partie de la nuit et que l’on ne peut pas dire que nous ayons été « réveillés » par le réveil.

Je pense qu’il va falloir que l’on prenne nos marques dans notre nouvelle maison. J’espère que l’on va y arrivait rapidement et qu’une petite routine va bientôt pouvoir s’installer.

Mardi 26 Octobre


Je me lève comme ci c’était un matin comme les autres. C’est la première année où mon anniversaire me fait aussi peu d’effet. Peut être parce que je sais que cette année, je ne vais pas le fêter comme d’habitude.

Dès le matin, Charmant m’apporte un petit paquet en me souhaitant mon anniversaire. Je suis surprise parce que Charmant n’a pas dans son habitude de faire des cadeaux surprises et encore moins quand nous comptons notre fortune pour finir le mois en deux dizaines de pounds. Je déballe mon cadeau et j’en sors une énorme écharpe grise. Echarpe que j’avais vue dans un magasin où nous étions allés le weekend dernier. Je suis ravie de ce cadeau qui me fait chaud au cœur et qui surtout va me tenir chaud en ces temps où la pluie et le froid commencent à nous tomber dessus. Je me redors avec mon écharpe autour de moi.

Je me lève, je mets en route une dernière machine à laver avant notre grand déménagement. Je charge une première valise des affaires que je peux déjà installées de l’autre côté. Je m’active et je vais ensuite rejoindre Charmant pour que l’on se renseigne sur les abonnements Internet. Charmant est une fidélité incroyable envers les opérateurs téléphoniques. Déjà à Paris, il avait mené une campagne pour que l’on prenne un abonnement chez Orange, à mon plus grand désespoir parce que je ne l’ai trouve pas compétitif. Bref, maintenant que nous sommes à Londres, pas de surprise, Charmant veut prendre un abonnement chez Orange. Cette fois ci, il a un argument : ce sont les moins chers du marché pour que les services que nous souhaitons à savoir un accès internet haut débit et illimité avec des appels téléphoniques vers l’Angleterre et surtout vers l’International tous les jours et à tout moment.

Nous entrons donc dans une boutique Orange. Nous patientons un bon moment parce que beaucoup de personnes sont là pour acheter un téléphone portable. Puis viens notre tour, nous expliquons ce que nous voulons. Le vendeur nous présente ses offres, nous les avions déjà et puis nous demande quel est notre numéro de téléphone pour pouvoir voir la compatibilité de l’offre avec notre abonnement téléphonique. Là nous vivons un grand moment de solitude puisque nous ne connaissons pas notre numéro de téléphone et que nous ne savons même pas si l’appartement est équipé d’une ligne de téléphone. Le vendeur, nous dit qu’il faut que nous nous renseignons auprès des sociétés qui installent les lignes pour savoir si notre appartement possède une ligne de téléphone. Nous sommes un peu surpris par le pluriel utilisé, le vendeur nous éclaire, en Angleterre, il y a deux sociétés qui sont en charge de l’équipement des logements en ligne téléphonique : BT (British Telecom) et Post Office. Nous voilà encore une fois devant une situation quelque peu délicate. Mais, bon, je vais m’en occuper tant que nous avons encore Internet et un téléphone à notre disposition. Pour finir de compliquer notre aventure, le vendeur Orange, nous explique que si nous sommes chez BT, nous ne pouvons pas prendre l’offre Orange parce que sinon ils vont nous faire payer deux abonnements de ligne (et oui, ici, nous sommes loin du dégroupage total à la française J) alors que si nous avons une ligne PostOffice, nous pouvons résilier notre abonnement et ne payer que la location de la ligne à Orange. Tout cela parait un peu confus pour notre esprit français, qui n’a pas encore hélas pris l’habitude d’être contrarié.

De retour à la maison, je m’attèle à téléphoner aux deux installateurs de ligne téléphonique pour voir si notre nouvel appartement est équipé. Les deux opérateurs ont une réponse sans appel : l’appartement n’a pas de ligne de téléphone. Je suis soulagée d’un côté, en me disant que de ce fait nous serons libres de prendre une ligne chez PostOffice pour ensuite prendre un abonnement chez Orange. Mais suite à cette envolée de joie, je réalise avec dépit que si l’appartement n’est pas doté de ligne, il va falloir en installer une ce qui va prendre du temps et de l’argent… j’arrête de me prendre la tête, après tout, c’est tout de même ma journée d’anniversaire.

Pour me changer les idées, je décide d’emmener une première valise à l’appartement. Elle est lourde et ce n’est qu’un premier voyage !!! Je marche assez rapidement pour me débarrasser assez vite de cette corvée. Arrivée, sur place je déballe les affaires et commence à les ranger dans les placards. L’avantage de faire seule un déménagement et l’installation dans le nouvel appartement, c’est que je suis seule à choisir comment organiser les placards. Par soucis d’équité, je divise la penderie en deux, mais je prends la lingère pour moi et je laisse à Charmant la commode. Une fois, le tout déballé et rangé, je suis assez satisfaite et je rentre le cœur léger dans l’appartement de luxe.

Je me prépare alors pour ma soirée d’anniversaire. Charmant m’a préparé une autre surprise : nous allons aller manger dans un restaurant japonais où les plats défilent devant nous. C’est un restaurant qui m’avait piqué de curiosité quand nous étions passés devant. On s’était dit que nous irons manger quand Charmant aurait touché sa première paie. Finalement, Charmant a tapé dans son découvert à la banque et a décidé de m’y emmener. Je suis ravie. Nous nous sommes régalés. Le seul souci, c’est que face à toutes ces bonnes choses qui défilent devant nous, il est assez difficile de ne pas se servir. On ressort donc le ventre plus que plein et même un peu barbouillés mais heureux de cette expérience. Ca nous a mis du baume au cœur en ces temps difficiles.

Nous rentrons ensuite à la maison pour que je déballe mes deux autres cadeaux : un petit porte monnaie et une bouillote.

Je m’endors ravie de cette journée qui s’est bien mieux passée que ce que j’avais prévu et ça grâce à Charmant.

Lundi 25 Octobre


Nous avons bien dormi, nous allons pouvoir affronter cette nouvelle journée. Pour Charmant, ça devient presque de la routine, il part travailler pour sa quatrième semaine. Pour moi, c’est encore de la nouveauté. Je dois me rendre au nouvel appartement pour recevoir le technicien qui doit venir réparer le lave-vaisselle. Il m’a donné rendez-vous entre 11h et 15h. Je vais donc être bloquée un bon moment à l’appartement. En plus de ma mission de réception du technicien, je dois aérer l’appartement qui sent un peu trop fort le nettoyant à moquette ou la cire à parquet, je ne sais pas trop ce que c’est mais une chose est sûre, ça pique le nez.

Je pars à l’appartement, chargée de toutes mes affaires pour occuper mon temps libre. Arrivée à l’appartement, je me mets à lire tranquillement, puis je pars à la découverte des différents placards… enfin je m’occupe jusqu’à ce que le technicien arrive vers 13h. Il me parle tellement vite que je ne comprends pas bien ce qu’il me demande, et lui s’énerve quand je lui demande de répéter. Bref, le courant ne passe pas du tout. Il trifouille le lave vaisselle, me dit qu’il ne peut pas le réparer. Il doit commander une pièce, il reviendra plus tard… Je ne sais pas quand il doit revenir, mais je le laisse repartir pour retrouver ma quiétude.

Charmant vient déjeuner avec moi. Notre premier repas dans l’appartement. Je décide ensuite de retourner dans notre appartement de luxe.

De retour, je m’attaque à l’écriture d’un mail à destination de l’agence immobilière pour lui demander quelques compléments d’informations concernant l’appartement : qui est notre fournisseur d’électricité ? pourquoi n’y a-t-il pas de compteur d’eau ? de quelle montant est la taxe d’habitation ?... une longue liste de questions dont je souhaiterai avoir les réponses pendant que j’ai encore Internet. Je pense en effet, que l’installation d’Internet va prendre un peu plus d’une semaine, je tente donc de classer un maximum de chose avant notre départ définitif de l’appartement de luxe. J’envoie le mail et je reçois une réponse directe, j’ai un mauvais pressentiment et j’ai bien raison, c’est un mail automatique d’absence. La personne en charge de toutes les questions administratives ne sera de retour que mercredi. Mes affaires ne vont pas avancer rapidement et surtout une réponse le mercredi me laisse très peu de temps pour réagir avant notre déménagement du jeudi.

Ce lundi a été une journée difficile. Les embuches continuelles que je rencontre, mettent mon moral et celui de Charmant a mal. Nous n’avons qu’une envie, retrouver une petite vie paisible avec tous nos points de repère. J’ai l’impression que ce ne sera pas pour tout de suite, mais je me bats pour arriver le plus vite possible à cet objectif.

Dimanche 24 Octobre,


Je me lève reposée. J’ai pu dormir sereinement puisque j’avais dans mon sac à main, les clefs de notre futur appartement. J’ai même passé une bonne partie de la nuit à le remettre à mon goût… enfin, dans mon rêve, je bougeais même les murs… ce qui n’est pas encore au programme J

Charmant a dormi jusqu’à midi, il a l’air fatigué en ce moment. Je le réveille tout de même vers midi en lui apportant son petit déjeuner au lit. Il a l’air content. Pendant qu’il déjeune, je lui présente le plan d’actions de la journée et les objectifs à remplir pour la semaine à venir. La semaine promet encore d’être chargée, enfin surtout pour moi, parce que je dois préparer notre arrivée dans le nouvel appartement : installer Internet, rapatrier petit à petit les affaires et les installer….

Après coup, je me demande si je n’ai pas cassé son entrain dès le réveil avec toutes ces tracasseries. Mais, bon il fallait bien que je lui en parle pour qu’il soit conscient de toutes les choses à effectuer … et puis c’est aussi une manière de légitimé le fait que je n’ai pas encore pris le temps d’aller faire les agences de recrutement pour me trouver un emploi.

Pour tenter de ne pas démoraliser mon Charmant. Je lui propose comme chaque weekend, que nous testions un cours à la salle de sport. Nous en sélectionnons deux pour tenter d’assister à au moins à un des deux… le futur nous dira que nous n’avons pas été capable d’aller aux cours.

Nous décidons d’aller prendre l’air mais cette fois-ci non pas pour errer mais en ayant un but : aller m’acheter une bouillote. J’ai repéré les magasins qui en vendent, il faut maintenant s’y rendre. Ma bouillote a en effet, rendue l’âme l’hiver dernier et là je sens qu’avec l’arrivée dans l’hiver londonien, j’apprécierai vraiment une nouvelle bouillote. Il faut dire aussi que nous n’avons pas emmener de couverture dans nos bagages et que notre futur nid douillet a beau être meublé, le lit n’est pas fourni avec la couverture. Je ne sais même pas trouver une couette à acheter, donc j’ai opté pour la bouillote pour ne pas attraper froid dans le nouvel appartement…

Revenons à l’achat de la bouillote, nous faisons deux trois fois le tour du magasin mais impossible de trouver la fameuse bouillote et pourtant tous les autres articles du catalogues sont bien en magasin. Je finis par demander à une démonstratrice, elle m’emmène dans le coin pharmacie où là se trouve un rayon de bouillotes, plein de bouillotes…. mais pas celle que je veux L tant pis, je ferrai d’autres magasins pour trouver la bouillote qui m’accompagnera cet hiver.

Je suis déçue et je me dis qu’il faut vraiment que je me creuse les méninges pour trouver une solution à cette absence de couette dans notre futur appartement. Je me souviens alors d’un marché que nous avions vu quelques semaines auparavant avec Charmant au hasard d’une de nos promenades. Le marché ne payait pas de mine, ça avait plutôt l’air d’une friperie géante mais peut être que nous pourrions trouver une couette. Nous voilà donc parti à ce marché. Nous arrivons sur place, la plupart des commerçants avaient remballés ou du moins été en train de remballer leurs marchandises. On sent que l’on va encore une fois au devant d’une déception. Mais, je décide de m’acharner et puis de toute façon, nous avons tout notre temps puisque nous avons raté le cours de sport. Nous nous avançons donc au petit bonheur la chance dans ce marché en cours de fermeture. Plus nous avançons et plus nous découvrons de ramifications. Je finis par voir au loin, des grosses masses blanches, ça semble être des coussins. Nous nous avançons et là je tombe sur des couettes. Je regarde, j’hésite à demander le prix mais bon j’en ai vraiment besoin. Je me lance, le vendeur me fait la couette à £10, je suis satisfaite par le tarif, je paie et nous repartons avec notre couette sous le bras.

Nous allons directement la déposer à l’appartement et tout de suite je la glisse dans la housse de couette que j’ai amène. La dimension est parfaite. Quelque chose m’interpelle tout de même. C’est une housse de couette que j’ai depuis un petit moment et elle a toujours été assez grande pour que les bords retombent de chaque côté du matelas alors que là, la housse de couette me parait tout juste assez grande pour couvrir le matelas. Un mystère à éclaircir plus tard…

Nous décidons de rentrer dans notre luxueux appartement et d’aller faire un tour à la salle de sport. Ca nous détendra et nous en avons grandement besoin.

J’ai aussi besoin de m’occuper l’esprit parce que je suis terriblement angoissée à propos de la semaine à venir. L’emménagement dans le nouvel appartement signifie beaucoup pour moi. Il est le signe que nous nous installons en Angleterre, nous ne pouvons plus repartir… les choses sérieuses commencent.