mardi 14 décembre 2010

Jeudi 9 décembre


C’est ma dernière journée pleine. Demain, nous avons notre avion à 19h, ce qui fait que notre voiture avec chauffeur vient nous chercher à l’hôtel vers 15h30. Je passerais donc la matinée de demain à faire mes derniers achats et à boucler les valises.

Fatiguée de mes quelques jours de visites intenses, je décide tout de même de me lever en même temps que Charmant pour aller visiter l’incontournable à New York : le statue de la Liberté et Ellis Island. Certes, j’ai déjà vu ces deux monuments de loin, mais je pense que ça vaut le déplacement.

Je me dirige vers la station de métro la plus proche de chez moi et cette fois-ci MIRACLE, je trouve la machine qui accepte les pièces.

J’achète donc mon titre de transport, et cette fois-ci, je ne me fais pas avoir je ne prends qu’un seul ticket. Mon ticket composté, j’hésite devant le dédale qui se présente à moi et puis finalement j’arrive à trouver le quai sur lequel va passer mon métro. Mais, là je crois comprendre… qu’il y a trois types de métro qui passent. Bref, après une étude approfondie du panneau lumineux sur le quai et des métros que j’ai déjà vu passer, je me décide à monter dans un… j’attends quelques stations… et bingo….j’ai réussi c’est bien le bon.

Je m’installe tranquillement et je commence à lire ce que mon guide me dit à propos de la statue de la Liberté et d’Ellis Island.

Après une bonne demi-heure de métro, me voici arrivée, faut il encore trouver la bonne sortie. J’en tente une et encore une fois je semble avoir de la chance puisque j’arrive près de la gare fluviale. Heureusement que j’avais repéré les lieux la dernière fois quand je suis allée visiter le sud de Manhattan. J’arrive sans encombre à Clinton Castel pour acheter mon billet pour les traversées-les visites-et les audio-guides. Et oui, c’est comme pour l’Empire State Building, je m’offre la visite.

Une fois, les tickets en poche, c’est là que les galères commencent. Qui aurait pu penser que l’embarquement pour le bateau qui mène à la station de la Liberté est encore plus contrôlé que l’aéroport. C’est dans un froid glacial (non ? sous une bâche) que nous devons enlever écharpe, manteau, bonnet, voir même chaussures dans certains cas… et ça va être comme ça encore une fois, arrivés sur l’île avant de monter dans la statue de la Liberté. On passe donc une bonne partie de notre temps à se déshabiller et à se rhabiller et tout le monde, sait comme c’est désagréable quand nous sommes en hiver, nous en avons tellement sur le dos…. L

Bref, un peu plus d’une heure après avoir acheté mon billet, j’embarque enfin sur le bateau. Les premiers montés sont dirigés vers le haut du bateau. Ca tombe bien, je voulais suivre la traversée du haut du bateau…fâcheuse erreur…parce que d’une part, il fait très froid, c’est la partie du bateau qui n’est pas couverte et d’autre part on ressent encore plus la mer bougée de là haut. C’est tout juste, si je n’ai pas eu des hauts le cœur. Enfin, je retiens la leçon pour quand il faudra reprendre le bateau pour passer de l’île de la statue de la liberté à Ellis Island. Le bon côté des choses, c'est que j'ai pu prendre de magnifiques photos de Manhattan.

Après toutes ces péripéties, je pose enfin le pied sur la terre ferme. Je suis le parcours fléché pour aller récupérer mon audio-guide. Je me prépare à la visite, quand je tombe encore une fois sur un stand de sécurité, qui me demande d’enlever manteau, bonnet, écharpe, audio-guide… de jeter toute nourriture ou boisson avant de monter à la statue… bref, encore du temps de perdu et du froid qui vous glace un corps qui a déjà bien du mal à rester chaud. Mais bon, je fais l’effort, c’est tout de même la statue de la liberté… mais je serais bien déçue, quand j’apprendrais par la suite que cette mascarade de sécurité ne sert pas à grand-chose puisque personne n’est autorisé à monter plus haut que sur le piédestal de la statue.

Après avoir passé le contrôle de sécurité, me voilà à nouveau parée pour faire la visite de la statue. Quelle chance, c’est un musée couvert et chauffé J. Nous sommes accueillis par une énorme tête que je trouve assez effrayante… peut être par son format ou par la dureté de son regard. Je me doute un peu de qui ça peut bien être… mais je vous laisse deviner…

Impressionnant non ? C’est le visage de la statue de la liberté. Sauf que jamais je n’avais pu le voir d’aussi près, c’est un spectacle qui est d’habitude, réservé aux oiseaux. Je continue ensuite la visite pour tomber ensuite sur le pied de la statue de la Liberté…. Il est à l’échelle, comme le visage et c’est assez impressionnant… ça ne paraissait pas aussi important que ça quand on la voit. De même pour le flamme.

L’audio-guide retrace ensuite l’histoire de la création de la statue de la Liberté. C’était une visite vraiment intéressante. J’ai pu voir les premières esquisses de la statue.

Je découvre aussi le message initial de la statue. Lady Liberty a été offert par les Français aux Américains en signe de protestation contre Napoléon III, qui avait installé en France une dictature. Les Français montraient ainsi aux Américains qu’ils avaient perdu leur liberté mais qu’elle continuait à les regarder comme le prouve l’orientation de la Statue (elle est tournée vers le Vieux monde et non pas vers le Nouveau monde).

Une maquette explique aussi comment a été construit le squelette de la statue, il parait que le squelette est le prémice de notre Tour Eiffel. Bref, l’exposition est très bien faite.

A la fin de la visite, on peut voir la statue de la Liberté dans différentes publicités, c’est assez marrant. Ma publicité préférée a été celle de Levis où on voit la statue de la Liberté en jean, il fallait l’imaginer !!!

Après avoir fait l’exposition, je monte sur le piédestal pour pouvoir voir la statue en contre plongée. Ca n’apporte pas grand-chose étant donné la grandeur de la statue, on l’a voit autant que quand on est en bas du piédestal… mais bon, je suis à l’intérieure.

Tout ça, m’a creusé l’appétit, je mange donc sur place et la bouteille d’eau est à l’image de la statue de la Liberté…. que demander de plus ?

Il faut ensuite attende le bateau qui permettra de passer de l’île de la statue de la Liberté à Ellis Island. Encore un quart d’heure dans le froid. Je monte enfin dans le bateau et là je reste à l’intérieur, j’ai bien assez froid. Quelques minutes plus tard, le bateau nous débarque tous sur Ellis Island.

C’est magnifique, j’ai l’impression que je vais rentrer dans un château, avec ses petites tours qui brillent sur le toit. On entre dans un hall immense où d’anciennes valises ont été déposées pour tenter de reconstituer l’atmosphère de l’immigration.

Je vais ensuite chercher mon audio-guide et j’entame ma visite. Le début de la visite est le grand hall d'entrée où les immigrés attendaient leur tour avant de pouvoir rentrer aux Etats-Unis. Ce grand hall a dû être impressionnant aux yeux de toutes ces personnes... et il est encore.

La visite est bien faite parce qu’elle est ponctuée de témoignage d’immigrés. C’est vrai que les grosses vagues d’immigration ne sont pas si lointaines.

Sont exposés certains objets appartenant aux immigrés tels que des chaussures d’enfants, des vêtements…

... la caisse enregistreuse d'Ellis Island, qui permettait aux immigrés d'acheter de la nourriture; les registres, les plans de l'île, la salle d'audience...

L’exposition était très enrichissante et je ne regrette pas d'être venue.

Je repars d’Ellis Island en ayant appris pas mal de chose et en étant satisfaite de ma journée. J’ai bien fait de me bousculer pour aller visiter ces deux grands monuments qui ont marqués l’histoire américaine.

Je repars aussi complètement frigorifiée. Je ne rêve que d’une douche chaude à l’hôtel pour me réchauffer et ensuite emmener Charmant à Broadway et Times Square. Il faut bien qu’il voit quelque chose de New York à part son ordinateur…. Enfin, New York restera à jamais graver dans ma mémoire.

Mercredi 8 décembre


Après le froid d’hier, je n’ai pas très envie de me risquer loin de la maison. Je décide donc de faire la visite de Broadway et Times Square. Je m’étais promise de la faire quand il ferait nuit pour profiter au mieux du spectacle, mais depuis, je me suis ravisée. En effet, après avoir courue dans la ville toute la journée, je ne suis pas très en forme le soir pour faire des visites de nuit. Je décide donc de faire ma visite de jour.

Je me mets en route et une petite demi-heure après, je me retrouve face à des panneaux lumineux gigantesques. Il a beau faire jour, le spectacle est impressionnant. Des façades entières de building sont couvertes d’écrans. On a l’impression de ne pas être dans une ville mais plus dans un espace publicitaire confiné et saturé. Ces panneaux lumineux qui sont allumés à longueur de journée doivent coûter une petite fortune, sans compter les personnes qui doivent être payées pour créer tous les sopts publicitaires qui y sont diffusés… enfin c’est encore une marque du gigantisme américain. D’ailleurs, lorsque je marche dans cette ville, je trouve qu’elle donne l’impression que plus rien n’est impossible, tout est déjà tellement démesuré par rapport à ce que j’ai l’habitude de voir. Ca doit leur faire un sacré choc aux Américains, quand ils viennent en Europe, ils doivent nous trouver tout petit.

Encore une fois, je passe plus de temps la tête en l’air à admirer le spectacle qu’à regarder devant moi, mais j’ai de la chance, je ne me fais pas bousculée. Il faut dire que je commence mes visites vers 9h, donc la foule de touristes n’est pas encore sur place à cette heure. En me promenant, je découvre le musée de Madame Tussauds. Je ne l’ai pas visité puisqu’ il y a peu de temps, j’ai visité le musée Grévin à Paris. Mais, je suis tout de même interpellée par l’architecture du bâtiment : des mains sortent de partout, comme si le bâtiment était lui-même un personnage en cire.

De temps à autre, on peut aussi trouver des curiosités par terre. Regardez ces petites figurines à l'entrée du Hilton....comme quoi toutes les richesses de New York ne sont pas en l'air!!!

Je continue ma route pour aller dans une des contre-allées et découvrir des théâtres à l’ancienne. Pas aussi splendides de l’extérieur que nos beaux théâtres français, mais je ne peux pas nier le charme de ces veilles bâtisses qui contrastent clairement avec le modernisme de la rue principale. A l’entrée de certain théâtre, certaines personnes font la queue, j’ai cru lire que l’on pouvait retirer en début de matinée des places de spectacles pour le soir à un prix minime.

Je continue ma balade et je tombe sur un Mc Do. Vous me direz quoi de plus naturel aux Etats Unis ? Certes, mais ce qu’il y a de surprenant, c’est que ce Mc Do là, vous accueille sous un énorme porche, un peu comme si nous allions rentrer dans un grand hôtel. Enfin, l’illusion s’arrête vite à la forte odeur d’huile de friture. Je n’ai pas testé le Mc Do parce qu’il parait qu’il n’a pas très bonne réputation auprès des papilles françaises.

En continuant, je tombe sur un énorme magasin de jouets : Toys’r’us. Magasin de trois étages en plein milieu de la ville. Je ne suis pas encore habituée à un tel gigantisme. Je décide de rentrer… après tout, je suis restée un grand enfant. Armée de mon appareil photos, je prends en photos d’une grande roue à l’intérieur du magasin. Je suis stupéfaite, quand je m’aperçois que quelque chose a bougé quand j’ai pris la photo…et là je me rends compte que la grande roue n’est pas qu’une simple décoration mais que c’est un véritable manège pour enfants….bluffant.

Je m’aventure ensuite dans les étages pour découvrir une gigantesque maison de Barbie, des constructions en Lego des édifices les plus connus de la ville, superman… un paradis pour enfants….et pour grands enfants. Je retiens l’adresse, j’emmènerai Charmant demain soir. Il faut dire qu’il est débordé de boulot et qu’il n’a même pas le temps de visiter New York, c’est dommage mais après tout il est en voyage d’affaires.

Enfin, clou de ma journée, l’énorme magasin M&M’s. J’avais déjà vu des photos de ce magasin regardant les photos de certains de mes amis sur Facebook, mais rien à voir avec le fait de le voir en vrai. Sachant que déjà, à la base, je suis une grande fan de ces petits bonbons, comme pouvait l’en témoigner les petites bourses de M&M’s que j’avais faite personnalisées pour nos fiançailles. Enfin, revenons à ce magasin. On entre et tout de suite, nous sommes mis dans l’ambiance puisque tout est au couleur des M&M’s, en plus ça sent le M&M’s. Je suis impressionnée (et oui, encore une fois J) par la masse importante d’objets que la marque a crée à son effigie : du nounours, en passant par les tasses et les accessoires de cuisine… et même les bijoux et décorations de Noël.

En plus de tous ces goodies, la marque a mis d’énormes M&M’s dans son magasin. C’est assez marrant parce qu’en voyant c’est énorme bonbon-personnage, on a l’impression de se retrouver dans une publicité M&M’s, celle qu’on nous passe quand on va au cinéma.

Enfin, dans le magasin, on trouve d’énormes (et oui tout est gigantesque dans ce pays) distributeurs de M&M’s. Le magasin me remplit de joie et je décide à faire quelques emplettes, le seul souci est de se discipliner, j’y arrive en temps normal, mais là c’est extrêmement difficile. Bref, je repars les bras chargés et sûre d’y retourner avec Charmant qui je suis certaine, sera autant que moi ravi du spectacle offert par tous ces bonbons rouge, jaune, vert et bleu.

Une journée époustouflante par les découvertes, cette fois-ci non pas historiques mais plutôt commerciales et marketing. C’est vraiment le pays de la démesure dans tous les sens du terme, tant par la grandeur des magasins, que la débauche d’énergie nécessaire au fonctionnement de toutes ces installations, qu’aux quatre voies qui servent à la circulation dans la ville…. J’avais déjà été impressionnée par Chicago, mais New York est sans commune mesure.

A la base, quand Chamant m’a proposé d’aller à New York, j’étais plus emballée par le fait de le suivre que de visiter la ville, mais là j’ai été émerveillée par cette ville. Je suis assez contente de m’être battue pour obtenir mon passeport biométrique en urgence, d’avoir enduré les heures d’attente à la douane et le trajet d’avion…tout ça n’est rien par rapport à la splendeur de la ville. Ville qui a réussit à mixer avec harmonie son patrimoine ancien et tout le modernisme de notre époque. Bref, vous l’aurez compris, j’ai été conquise.