Aujourd’hui, je suis décidée à faire l’incontournable à New York : la statue de la Liberté et Ellis Island. C’est assez loin de où nous logeons, nous sommes en effet situés au nord de Manhattan, au niveau de Central Park, et la statue de la liberté est au sud. Je décide donc d’emprunter le métro pour pouvoir me rendre sur place. Armée de mon plan, je trouve assez facilement la bouche de métro. Je m’approche de la machine qui vend les tickets et là, grosse déconvenue, la machine n’accepte ni les pièces, ni les billets. Je ne peux donc pas acheter de tickets puisque d’une part je n’ai pas ma carte bleue anglaise et d’autre part, même si je l’avais eu, le coût de transaction risquait de me coûter bien plus cher que le prix d’un aller/retour en métro. Comble de ma malchance, je suis dans une station où il n’y a pas d’agent de comptoir.

Je ne me laisse pas pour autant abattre. Je me dis que la ville est assez bien faite, puisque organisée en rectangle, il ne doit donc pas être aussi difficile que ça de traverser la ville. Je me mets en route.

Après une heure de marche, je suis encore bien loin de mon but mais je commence à arriver dans les anciens quartiers de Manhattan, c'est-à-dire des quartiers qui sont construits comme chez nous, avec des rues dans tous les sens et avec des noms et non plus des chiffres. Voyant la tournure des événements, je me dis que ce n’est plus la peine que je cours pour aller visiter la statue, parce que vers 11 heures, il risque d’y avoir pas mal de monde. En plus, avec des noms de rues dans tous les sens, j’ai de grande chance de me perdre. J’abandonne donc définitivement l’idée d’aller visiter la statue de la Liberté.
Je décide donc de visiter les quartiers que je traverse. C’est comme ça que je visite Greenwich Village et Chinatown.
Greenwich village me fait penser à certaine rue de Londres avec ses petites maisons. Nous sommes, ici, bien loin des très hauts buildings du nord de Manhattan.



Chinatown est époustouflant par son dépaysement. Tout est écrit en chinois avec leurs signes. Les gens ne parlent plus anglais mais des langues asiatiques. J’ai l’impression d’être dans une ville dans la ville. Je pense que le gigantisme de New York permet à certain quartier de ressembler à des petites villes. Bref, dépaysant dans le dépaysement de l’ensemble…




Un peu plus bas, je prends mon temps pour visiter Wall Street. Je passe devant le taureau qui symbolise la finance, puis devant la bourse de New York, enfin devant le siège d'American Express.





Je me dirige ensuite vers les restes des tours jumelle. Ca fait tout de même un drôle d'effet de voir toutes cette surface vide au milieu de ce capharnaüm de bâtiments... enfin, ça ne va pas rester longtemps vide puisqu'ils sont en pleine reconstruction.


Au cours de mes visites, je passe aussi à côté de la cour de justice et du musée des indiens d'Amérique. Le sud de Manhattan, beaucoup plus ancien que le reste, est gorgé d'histoires.



Je fais ensuite la ballade qui longe les berges et qui permet d’apercevoir au loin la statue de la liberté et Ellis Island. On peut aussi voir le reste de la ville de New York et quelques vestiges.





Pour me réchauffer, je fais quelques magasins. Je me suis achetée deux petites robes pulls et une paire de collant. Tout ça est bien sûr emballé pour que le pied de mon sapin soit fourni pour Noël. Ce que j’ai découvert en faisant du shopping, malgré moi, c’est qu’aux Etats Unis, les taxes ne sont pas incluses dans les prix affichés. Ce qui fait que le prix qui est indiqué sur l’étiquette n’est pas le prix que l’on doit payer, la différence n’est pas énorme (entre 1 et 2 dollars), le souci se pose quand on paie tout en liquide comme moi et que l’on cherche au maximum à avoir la somme juste. Parce que si on dépasse, pas de chance, on ne peut pas repartir avec ses achats. Enfin, je trouve ce système assez peu commode.

Après mes visites et les magasins, je ne me sens pas la force de retraverser tout Manhattan pour rentrer à l’hôtel. Je me dirige donc vers une bouche de métro pour voir si j’ai plus de chance que ce matin. Cette fois-ci la machine accepte les billets et les pièces. Je saute donc sur l’occasion pour acheter deux billets, un pour rentrer ce soir et un pour prendre le métro demain matin pour redescendre voir la statue. Je reçois mes billets, je vois bien l’inscription sur le billet qui me dit qu’il n’est valable que deux heures. En bonne parisienne, je trouve ça normal, sauf que ce que je n’avais pas compris, c’était que le ticket n’est valable que deux heures, à partir de l’émission. Je me retrouve donc avec un ticket qui ne me sert à rien. Je m’approche d’un agent du métro pour voir si il est possible d’avoir un remboursement, mais la personne est claire, il n’y a pas de remboursement, je n’avais qu’à faire attention. Je suis mauvaise, mais bon l’important, c’est que j’ai au moins un ticket qui va me permettre de rentrer chez moi… mais je ne suis pas au bout de mes surprises.

Comme à Londres, plusieurs trains peuvent passer sur un même quai et une bouche de métro dessert plusieurs lignes de métro qui sont à des étages différents. Bref, je me retrouve perdue dans les couloirs du métro, à ne pas savoir où aller chercher mon métro, ni même dans lequel monter. Heureusement, quand je demande à un agent, il m’indique clairement mon chemin et mon métro. En suivant ces instructions, je monte dans un métro et j’arrive enfin chez moi.


Journée pleine de découvertes mais navrante. Je n’ai pas réussi à voir ce que je voulais voir et surtout j’ai vraiment eu très froid. Toute la journée, j’ai eu l’impression d’être assise sur un télé-siège, tellement le froid était cinglant. Demain, c’est sur, je me prends une journée tranquille et pas trop loin de l’hôtel pour pouvoir aller m’y réchauffer lorsque le froid est trop mordant.

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