jeudi 6 janvier 2011

17 -22 Décembre – de la visite : les cousins viennent à Londres

Nous sommes encore une fois sous la neige, et moi qui pensait qu’il y avait un microclimat en Angleterre et que de ce fait, les anglais ne connaissaient pas la neige….comment ai-je pu croire ça ?? alors que dans tous les livres de Dickens, l’auteur nous décrit Londres sous la neige… Bref, il neige une fois de plus et j’ai mes cousins qui viennent me rendre visite. Le bon côté des choses, c’est qu’au moins, je vais pouvoir leur présenter un Londres qui ne connaissent pas ; le mauvais côté est que si la neige tient, nous risquons d’avoir froid et donc ne pas beaucoup sortir.

La neige n’est pas tombée que sur Londres, Paris est aussi sous la neige… ce qui entraine des retards d’Eurostar… ce qui fait que les cousins n’arrivent pas à l’heure prévue… que je suis congelée à la station de métro… que je commence à m’inquiéter… peut être ce sont-ils perdus…. Bref, deux heures d’attente plus tard, tout le petit monde est dans l’appartement bien au chaud.

Nous sommes vendredi soir, tous fatigués de notre semaine. Charmant est épuisé, en cette fin d’année, on lui demande beaucoup de travail au bureau et il fait des horaires à rallonge. Les cousins sont épuisés de leur long voyage et de la fin de leur trimestre. Enfin, moi, fatiguée ? et oui étonnamment, ce n’est pas parce que je reste à la maison que je suis en pleine forme… en plus en ce moment, je travaille à la préparation de mon Noël Givré (tout un programme J !!!)

Je prépare des escalopes de poulet aigre-douce, qui nous réchauffent et qui nous font du bien. Nous sommes tous un peu plus alertes. C’est l’heure du déballage des valises. Il faut dire qu’ils sont bien chargés, parce que ma tante nous a fait parvenir des cadeaux de Noël et ma mère m’a fait parvenir une liste de choses que je lui avais demandé… bref, ils sont lourdement chargés… mais ils sortent de leurs valises des trésors de produits « français » : foie gras, gros boite de Léonidas, … , produits pour le lave-vaisselle, shampoing…

Vers 0 :00, tout le monde est couché. Les cousins sont sur le martelas gonflable dans le salon le long du chauffage, pas de risque d’avoir froid comme ça J

Le lendemain matin, nous nous levons sous une tempête de neige. Malgré la neige, nous décidons d’aller faire le tour du quartier. Nous descendons donc dans les dock lands, qui revêtissent un tout autre air sous la neige… l’eau est même en train de gelée. Nous poursuivons la balade vers Tower Bridge, puis nous empruntons le Thames path pour découvrir quelques monuments qui longent la Tamise. Enfin, contraints par le froid, nous rebroussons chemin et nous finissons par Tower of London. Nous rentrons à la maison, complètement frigorifiés et trempés. Heureusement, j’ai prévu des repas chauds pour éviter que nous soyons gelés toute la journée.

Nous passons l’après-midi à jouer à l’unique jeu de société que nous possédons : Citadelle. Jeu qui nous occupera une bonne partie des quatre jours. Bref, le temps d’expliquer les règles du jeu, de faire des tours de chauffe… la soirée s’amorce. Nous espérons, que la neige va cesser et que nous pourrons sortir un peu plus longtemps le lendemain.

Dimanche, le temps est toujours aussi mauvais. Nous nous couvrons bien et direction la City. Nous passons devant la Bourse, St Paul, Monument, la tour emblématique de la City (que j’appelle indifféremment le cornichon, le suppo…)… Encore une fois, nous rentrons exténués de notre balade.

Lundi, nous avons un peu de répit. La neige a cessé de tomber mais elle n’a pas l’air de vouloir fondre. Mais en ce lundi, quelque soit le temps, les cousins ont une mission de la plus haute importance : se rendre chez Abercombie pour refaire leur garde robe. Vous me direz quoi ? Qu’est ce que c’est ? et oui, j’étais comme vous, j’ignorais cette marque, encore un signe que je suis bien loin de l’adolescence et peut être même des milieux branchés (et encore un petit coup de vieux….)

Piquée de curiosité, j’accompagne le petit monde. Nous nous mettons en route vers Picadilly Circus, je suis armée de mon plan pour trouver le magasin (peut être me direz-vous : à quoi ça te sert ? à chaque fois que tu veux le lire, tu n’y arrives pas, mais bon c’est le « must have » de la londonienne J et puis peut être qu’un jour j’arriverai à le lire !!).

Une fois sur place, c’est un peu la galère pour trouver la rue qui va nous permettre de trouver la petite rue où se trouve le magasin. Finalement, après quelques tentatives infructueuses, nous arrivons devant un grand bâtiment ancien, plutôt discret et sans enseigne. Et là, les cousins s’écrient en cœur « c’est ici », et moi, je reste bouche bée. Un magasin dont je n’avais encore jamais entendu la marque, qui en plus n’a ni vitrine, ni enseigne… est ce que j’ai changé d’époque ? Est-ce que c’est la nouvelle mode ?....et dire que je ne suis pas encore au bout de mes surprises.

Quand nous nous approchons du magasin, il y a des barrières, je suis surprise parce que je ne vois pas de travaux, mais tout de suite, on me dit, c’est la queue pour rentrer …. et oui, il faut faire la queue pour rentrer… heureusement pas aujourd’hui. Nous entrons donc dans un hall où il fait presque noir et là on peut prendre des photos avec un mannequin… c’est tout un concept ce magasin, ça valait le coup de venir jeter un coup d’œil.

On s’avance un peu plus et toujours pas beaucoup plus de lumière mais des pulls à perte de vue même à des hauteurs où on ne peut pas les attraper… je suis encore une fois interloquée… à quoi ça sert de les mettre aussi haut, on peut à peine les voir… j’apprendrais un peu plus tard, lorsque je ferais la queue à la caisse, environ 1h, et oui !!, il faut faire la queue pour rentrer, la queue pour payer, vous êtes peut être en train de penser et la queue pour essayer ?…et non, parce qu’il n’y a pas de cabines d’essayage, quand je vous disais que c’était bizar ce magasin.

Bref, revenons à ces pulls qui sont hors de portée, peut être pensez vous que c’est une décoration, une manière de stocker ??? et non ce sont bien des modèles à vendre et le pire c’est que ça se vend… mais encore une fois comment est ce possible ? acheter un tee-shirt que l’on ne peut même pas voir puisque nous sommes à moitié dans le noir et qu’en plus on ne peut pas attraper tellement ils sont hauts …et bien tout simplement parce que la plupart des personnes qui sont dans ce magasin ont déjà repérés sur Internet ce qu’ils voulaient achetés, ils viennent donc avec les pages imprimées et les vendeurs (qui ici, sont plus des photos de mode qu’autre chose) vont chercher les vêtements….bref, j’ai l’impression que tous mes cours de marketing sont à jeter et que le monde a vraiment changé…

Après quelques trois heures passés dans le magasin, nous en sortons et pas indemnes. Mise à part une carte bleue asséchée, nous sommes sourds tellement la musique est forte, et nous ne pouvons plus rien sentir. En effet, il diffuse en continue leur parfum… peut être que c’est un parfum qui fait acheter, qui sait ? On n’arrête pas le progrès. Enfin, pour clore sur le chapitre de ce magasin, c’est une pure folie, et c’est surprenant de voir autant de monde s’arracher une marque qui n’a ni enseigne visible, ni vitrine, ni même panneau publicitaire….déroutante expérience.

Le reste de la journée, nous le passons dans des magasins un peu plus conventionnels. Je passe acheter des vêtements chauffants chez UNIQLO, ils achètent des DVD et CD chez HMV…bref, on fait du shopping. Nous rentrons le soir complément exténués.

Le lendemain, je programme une visite de Notting Hill. La neige et le froid sont toujours présents, mais il est dommage de rester enfermés toute la journée. Nous voilà en route pour ce quartier réputé bobo. Il n’y a pas grand-chose à visiter, quand on va dans ce quartier, c’est pour ressentir une ambiance. Nous nous baladons donc parmi les maisons de style victorien ou encore de toutes les couleurs, nous rentrons dans quelques échoppes où nous avons l’impression d’être dans un petit village. Je voulais voir l’endroit où a été tourné le film Coup de Foudre à Notting Hill, mais je n’ai pas réussi à trouver l’emplacement et nous étions gelés….

Le mercredi, levés à 3h30 pour tenter d’avoir un Eurostar. Je mets les cousins dans le bus qui est direct jusqu’à la gare internationale et moi je fais me recoucher bien au chaud. J’ai appris par la suite qu’ils avaient tout de même attendus environ 3h avant de pouvoir prendre un Eurostar…mais au moins ils étaient à Paris et pouvaient espérer passer Noël avec leurs parents.



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